Un chiffre qui claque comme un avertissement : plus de 80 % des jeunes entreprises ferment boutique avant d’avoir soufflé leur cinquième bougie. Pourtant, il existe des organisations où l’innovation se cultive sans quitter la sécurité du salariat. Deux univers, deux logiques, et souvent une ligne floue entre les deux. Savoir la lire, c’est déjà se donner une chance de ne pas se tromper de combat.
Des plateformes telles que Hero s’emparent désormais du sujet et proposent des parcours sur mesure, alternant apports théoriques et témoignages vécus, pour guider les porteurs de projet et démêler les enjeux de chaque trajectoire.
Entrepreneuriat et intrapreneuriat : deux dynamiques complémentaires à comprendre
Le terme entrepreneuriat désigne l’acte de bâtir une entreprise, avec tout ce que cela implique : s’approprier l’intégralité du risque, aller chercher les ressources nécessaires, et assumer la responsabilité, parfois écrasante, de chaque décision. Liberté totale, mais aussi isolement et incertitude permanente : tel est le prix de l’autonomie. Ce parcours fascine, attire, mais n’épargne personne. Les chercheurs en sciences de gestion s’y penchent, scrutant la capacité à innover, à rebondir, à s’engager corps et âme dans l’aventure.
À l’opposé, l’intrapreneuriat s’invite au cœur même de l’entreprise. Ici, le salarié lance un projet novateur tout en conservant la stabilité du statut salarié et l’accès aux ressources internes. L’innovation ne lui appartient pas, mais il la pilote, avec le soutien (ou la contrainte) de la maison mère. Le risque personnel fond comme neige au soleil ; la prise d’initiative est encouragée, l’innovation interne devient un levier de compétitivité. Les grandes entreprises, de Google à 3M en passant par le Crédit Agricole, multiplient les dispositifs pour fidéliser les talents et rester à la page.
Pour mieux distinguer les deux modèles, voici les points saillants à retenir :
- Entrepreneuriat : liberté de manœuvre, propriété du projet, exposition maximale au risque, quête de financement.
- Intrapreneuriat : environnement sécurisé, appui des ressources de l’entreprise, risque maîtrisé, innovation pilotée de l’intérieur.
Créer son entreprise et porter un projet novateur en équipe ne sont pas des démarches opposées, mais deux façons de répondre à la même envie d’innovation. L’un mise tout sur l’indépendance, l’autre sur la puissance du collectif. Les spécialistes en domaine de recherche en entrepreneuriat insistent : pour comprendre les évolutions du business actuel, il faut saisir la complémentarité de ces dynamiques.
Quelles différences fondamentales entre entrepreneur et intrapreneur ?
Le duel entrepreneuriat vs. intrapreneuriat se joue sur deux axes majeurs : la notion de risque et celle de propriété. L’entrepreneur est à la manœuvre : il façonne, dirige, endosse. Maître à bord, il assume seul la charge mentale et financière du projet. Chaque décision le concerne directement : lever des fonds, embaucher, choisir une stratégie, rien ne se fait sans lui.
L’intrapreneur, lui, agit dans un cadre balisé. Son projet se développe à l’abri de l’entreprise, portée par la sécurité d’un salaire, le soutien logistique, la mutualisation du risque. S’il n’est pas le propriétaire final de l’innovation, il en orchestre la naissance, mais doit composer avec la structure, la hiérarchie, les arbitrages collectifs.
Ce qui rapproche les deux : leadership, créativité, capacité à défendre une vision. Ce qui les distingue profondément, c’est la relation à la gouvernance. L’entrepreneur répond à des investisseurs, négocie directement avec son conseil d’administration. L’intrapreneur, lui, doit convaincre ses supérieurs, obtenir l’appui des services internes, et jongler avec les codes de l’organisation. Les études en sciences de gestion et les analyses de la revue internationale de l’entrepreneuriat sont claires : la gestion du risque, le contrôle du projet et le rapport à la propriété signent la différence.
Pour synthétiser ces écarts, voici un tableau de comparaison :
- Entrepreneur : propriétaire, risque maximal, autonomie forte, recherche de ressources externe.
- Intrapreneur : salarié, exposition limitée, moyens internes, innovation collective.
Comment choisir la voie qui correspond à son profil et à ses ambitions ?
Faire le bon choix implique de s’interroger sur sa tolérance au risque, son rapport à la propriété et au besoin de sécurité. Pour certains, l’entrepreneuriat représente l’ultime liberté : tout décider, tout assumer, façonner un projet à son image. D’autres préfèrent la dynamique de groupe propre à l’intrapreneuriat, profitant de la protection et de la force d’une organisation déjà structurée.
La capacité à accepter l’incertitude fait souvent la différence. L’entrepreneur mise son énergie, ses ressources, sur chaque étape. L’intrapreneur évolue dans un cadre plus protecteur, mobilise des équipes, s’appuie sur l’existant. L’un cherche la pleine maîtrise, l’autre se concentre sur l’innovation en partage.
L’envie d’autonomie joue aussi un rôle clé. La créativité ne s’exprime pas de la même façon selon le contexte : l’entrepreneur trace sa propre voie, là où l’intrapreneur doit convaincre, fédérer, entraîner l’entreprise dans son sillage.
Pour clarifier votre orientation, voici quelques pistes :
- Si vous aspirez à piloter votre projet sans filet, quitte à prendre tous les risques, l’entrepreneuriat s’impose comme une évidence.
- Si vous recherchez le soutien du collectif, la stabilité du salariat et une dynamique d’innovation partagée, l’intrapreneuriat sera sans doute plus adapté.
Dans les deux cas, il faut du leadership, une vision forte et une solide dose de persévérance. Le tout est d’identifier comment ces qualités résonnent avec votre propre ambition.
Découvrir les clés de l’action avec le cours Hero : méthodes, outils et retours d’expérience
Jean-Baptiste Say a posé les jalons du concept d’entrepreneuriat : créer, organiser, accepter le risque, trouver des ressources. De son côté, Gifford Pinchot a ouvert la voie de l’intrapreneuriat et de l’innovation portée de l’intérieur. Le cours Hero s’appuie sur ces pionniers et propose une formation qui mêle cas pratiques, outils concrets et retours d’expérience variés.
L’approche est résolument opérationnelle. Il s’agit d’analyser un business plan, de décortiquer chaque étape d’un projet, de repérer les obstacles et les leviers propres à l’entreprise. Les outils, matrice de validation, pitch elevator, cartographie des parties prenantes, sont pensés pour transformer une idée en réalisation concrète, que ce soit en start-up ou au sein d’une structure établie.
Les exemples parlent d’eux-mêmes. Chez Google, le fameux Projet 20% permet aux salariés de consacrer une partie de leur temps à l’innovation : Gmail, AdWords ou Google News sont nés de cette dynamique intrapreneuriale. Chez 3M, Spencer Silver et Arthur Fry ont donné vie au Post-it grâce à une collaboration interne audacieuse. Ces histoires illustrent la puissance d’un espace où l’expérimentation est encouragée tout en étant soutenue par des ressources partagées.
Voici comment la méthode Hero articule ces apprentissages :
- Un croisement permanent entre théorie et pratique, grâce à des lectures issues de la recherche en entrepreneuriat, des ateliers et des échanges avec des professionnels de l’innovation.
- Des dispositifs variés : hackathons chez Facebook, incubateurs au Crédit Agricole ou chez Orange, qui démontrent l’adaptabilité de ces approches selon les contextes.
S’approprier ces outils, c’est ouvrir la porte à l’action, qu’elle s’exerce en solo ou au sein d’un collectif déjà lancé. Choisir, c’est déjà se mettre en mouvement. À chacun de jouer la carte qui lui ressemble.


