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Loisirs

Ce que mange vraiment le mulot au fil des saisons

Les mulots, petits rongeurs communs dans nos campagnes, possèdent des habitudes alimentaires qui intriguent les chercheurs. Contrairement aux idées reçues, ces petits mammifères ne se contentent pas de grignoter des miettes par-ci par-là. Leur régime alimentaire est en réalité très varié et dépend fortement de leur environnement.En été, les mulots se régalent de graines, de baies et d’insectes, profitant de l’abondance de nourriture disponible. En hiver, leur menu s’adapte : ils se tournent vers les racines et les bulbes enfouis sous la terre, démontrant ainsi une étonnante capacité d’adaptation.

Présentation du mulot et de son habitat

Discret mais débrouillard, le mulot appartient à la famille des Muridae. Malgré sa taille modeste, ce petit rongeur omnivore a su conquérir une multitude de milieux. Actif la nuit, il bondit avec agilité, parfois jusqu’à 80 cm de haut, et peut vivre près de 20 mois. Quelques espèces dominent les paysages : Apodemus sylvaticus, Apodemus agrarius, Apodemus flavicollis et Apodemus alpicola. Leurs noms résonnent comme une galerie de survivants, chacun adapté à son territoire.

Distribution géographique

On rencontre des mulots à travers de vastes régions de l’Europe, de l’Asie jusqu’aux marges de l’Afrique du Nord. Leur répartition illustre leur faculté à s’acclimater aussi bien dans les forêts, les prairies que dans les jardins urbains. Voici comment les principales espèces se répartissent sur le continent :

  • Apodemus sylvaticus : présent en Europe occidentale.
  • Apodemus agrarius : surtout en Europe de l’Est et en Asie.
  • Apodemus flavicollis : affectionne les forêts de feuillus d’Europe centrale.
  • Apodemus alpicola : se concentre dans les zones alpines.

Habitat et comportement

Le mulot arpente sans bruit les jardins et champs à la recherche de son prochain repas. Sa vie nocturne et sa souplesse à se glisser partout en font un voisin souvent invisible, mais presque toujours présent dans nos campagnes et banlieues. Appartenant au genre Apodemus, il révèle une incroyable diversité écologique. Observer son habitat, c’est lever le voile sur un univers où chaque espèce contribue à la dynamique locale.

Les habitudes alimentaires du mulot

Polyvalent et opportuniste, le mulot s’adapte sans cesse à ce que la nature lui offre. Actif surtout la nuit, il tire parti de l’obscurité pour se nourrir loin des regards et des griffes de ses prédateurs. Cette discrétion lui donne accès à une grande variété de ressources selon les saisons.

Régime alimentaire diversifié

Dans son menu, le mulot pioche parmi plusieurs catégories d’aliments, ce qui lui assure une certaine souplesse face aux caprices de la météo ou à la rareté de certaines proies :

  • graines
  • fruits
  • insectes
  • champignons

Sa faculté à varier ses repas lui permet de traverser les saisons sans trop de heurts, même lorsque la nourriture se fait plus rare.

Stratégies de recherche de nourriture

Pour dénicher ses proies, le mulot s’appuie sur ses vibrisses, véritables antennes sensorielles qui captent la moindre vibration du sol. À l’automne, il mise sur l’abondance des fruits et graines, tandis que le printemps et l’été le voient consommer davantage d’insectes et de larves. Même les champignons et la végétation entrent dans son répertoire, surtout lorsque les autres ressources viennent à manquer.

Stockage et cachettes

Pour affronter l’hiver, le mulot ne laisse rien au hasard. Il met en place une stratégie de stockage : il creuse des cachettes sous la terre, où il entrepose ses provisions. Ce système de réserves lui garantit de quoi tenir quand la nature ferme le robinet.

Les aliments préférés du mulot

Le régime du mulot varie selon les saisons, mais certains aliments occupent une place de choix dans son alimentation. Le rythme de la nature dicte ce qu’il mettra au menu d’un jour à l’autre.

Graines et fruits

Dès l’automne, le mulot se gave de glands, de noisettes et de baies glanés sous les arbres ou dans les haies. Ces aliments riches en énergie lui permettent de constituer des réserves, indispensables pour traverser la mauvaise saison. Lorsqu’un bosquet se couvre de fruits, le mulot n’est jamais bien loin, affairé à faire le plein.

Insectes et autres invertébrés

Au retour des beaux jours, le menu s’enrichit en protéines : coléoptères, chenilles, araignées se retrouvent fréquemment sur sa table. Cette diversité lui assure de quoi répondre à ses besoins de croissance et de maintenir son équilibre nutritionnel.

Champignons et matière végétale

Quand les ressources se raréfient, le mulot ne rechigne pas à consommer champignons, jeunes pousses ou racines. Cette aptitude à tirer parti de la moindre source comestible lui permet de rester dans la course, même quand la concurrence s’intensifie ou que le froid s’installe.

Comportement de stockage

L’un des traits marquants du mulot, c’est sa manie de stocker. Il amasse graines et fruits dans des recoins souterrains, créant de véritables garde-manger pour les jours difficiles. Grâce à cette prévoyance, il traverse la saison froide sans dépendre entièrement des trouvailles du jour.

mulot nourriture

Impact des préférences alimentaires du mulot sur l’écosystème

Les choix alimentaires du mulot façonnent les milieux où il évolue. En dispersant graines et fruits, il participe à la régénération des espaces boisés. Un gland grignoté, transporté puis rejeté loin de son arbre d’origine, peut devenir le point de départ d’une nouvelle pousse.

Sa consommation d’insectes et d’invertébrés contribue à réguler naturellement certaines populations. Les larves et coléoptères, régulièrement croqués, n’ont pas le loisir de proliférer. Pour les agriculteurs, la présence du mulot dans les champs offre parfois un allié inattendu contre certains ravageurs.

Pour mieux comprendre la place du mulot dans la chaîne alimentaire, voici quelques-uns de ses principaux prédateurs :

  • Prédateurs : Renard, chouette, sanglier, fouine, hermine, belette et même quelques chats domestiques dépendent, à divers degrés, de ce rongeur pour se nourrir.

La disparition soudaine du mulot aurait des répercussions sur l’ensemble de ce fragile équilibre. Moins de mulots, c’est aussi moins de proies pour les carnivores et, à terme, un impact sur l’ensemble de la biodiversité locale.

Le revers de la médaille, c’est que les réserves accumulées par les mulots sous terre peuvent abîmer les jardins ou nuire aux cultures. En creusant pour se constituer un garde-manger, il arrive que le mulot déterre des plants et provoque des dégâts. Les agriculteurs doivent alors conjuguer protection des récoltes et respect du rôle écologique de ce petit mammifère. C’est tout le défi posé par la présence du mulot : un voisin discret, parfois envahissant, mais jamais anodin.

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